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Contre-Expertise Assurance : Comment Contester et Obtenir une Indemnisation Juste

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Votre maison a subi un sinistre — fissures, dégât des eaux, catastrophe naturelle — et l’expert de votre assurance minimise les dégâts ? Vous n’êtes pas d’accord avec l’évaluation proposée ? Vous avez le droit de faire appel à une contre-expertise.

Ce guide vous explique comment contester l’expert de votre assurance, les étapes de la contre-expertise, et comment obtenir l’indemnisation que vous méritez.

Pourquoi contester l’expert de l’assurance ?

L’expert de l’assurance n’est pas votre expert

C’est le point fondamental que beaucoup de sinistrés ignorent. L’expert mandaté par votre assurance est payé par l’assurance. Son rôle est d’évaluer les dommages, certes, mais dans l’intérêt de la compagnie qui le rémunère.

Concrètement, cela se traduit souvent par :

  • Une sous-évaluation des dommages (le montant proposé ne couvre pas les réparations réelles)
  • Une qualification minimaliste du sinistre (« dommage esthétique » au lieu de « dommage structurel »)
  • Une exclusion de certains postes (frais de relogement, perte de jouissance non pris en compte)
  • Une minimisation des causes (« défaut d’entretien » au lieu de reconnaître un sinistre couvert)

Les chiffres parlent d’eux-mêmes

Selon les données du marché, les indemnisations proposées initialement par les assurances sont en moyenne 30 à 50 % inférieures au coût réel des réparations. La contre-expertise permet régulièrement d’obtenir des réévaluations significatives.

Quand faire une contre-expertise ?

  • L’indemnisation proposée est insuffisante pour couvrir les réparations
  • L’assurance refuse de prendre en charge certains dommages
  • L’expert de l’assurance a passé moins de 30 minutes sur place
  • Vous constatez des erreurs dans le rapport (surfaces, description des dommages)
  • L’assurance invoque un défaut d’entretien ou une exclusion contestable
  • Le sinistre est classé « catastrophe naturelle » mais l’indemnisation est dérisoire

Vos droits en matière de contre-expertise

Le droit à la contre-expertise

C’est un droit fondamental inscrit dans le Code des assurances et dans votre contrat. L’article L112-2 du Code des assurances prévoit que les conditions générales doivent mentionner les modalités de règlement des sinistres, y compris la possibilité de contestation.

Les différents experts

  • Expert d’assurance : mandaté par l’assureur, évalue les dommages pour le compte de l’assureur
  • Expert d’assuré : mandaté par vous, défend vos intérêts face à l’expert d’assurance
  • Expert judiciaire : désigné par le tribunal, tranche le litige en cas de désaccord

La procédure conventionnelle de tierce expertise

Si votre expert et l’expert de l’assurance ne parviennent pas à un accord, le contrat prévoit généralement une tierce expertise : un troisième expert, choisi d’un commun accord ou désigné par le tribunal, départage les parties. Sa décision s’impose.

Les types de sinistres concernés

Catastrophe naturelle (sécheresse, inondation)

C’est le domaine où la contre-expertise est la plus fréquente et la plus nécessaire. Les sinistres sécheresse (retrait-gonflement des argiles) sont notoirement sous-évalués par les assurances :

  • L’expert de l’assurance se contente souvent de mesures superficielles
  • Les fondations ne sont pas inspectées en profondeur
  • Le lien entre les fissures et le mouvement de terrain est minimisé
  • Les travaux de reprise en sous-œuvre (micropieux, résine) sont sous-estimés

Coût réel vs indemnisation typique :

  • reprise en sous-œuvre par micropieux : 40 000 – 80 000 €
  • Indemnisation proposée initialement : 10 000 – 25 000 €
  • Après contre-expertise : 35 000 – 70 000 €

Dégât des eaux

  • Recherche de fuite non réalisée ou bâclée
  • Dommages aux structures (planchers, murs) non pris en compte
  • Coût de remise en état sous-évalué
  • Moisissures et problèmes d’humidité secondaires ignorés

Incendie

  • Valeur des biens mobiliers contestée
  • Coût de reconstruction sous-évalué
  • Frais de relogement non couverts
  • Vétusté excessive appliquée

Garantie décennale / Dommages-ouvrage

  • Nature décennale du dommage contestée par l’assureur
  • Coût des travaux de reprise minimisé
  • Exclusion de postes légitimes (études de sol, maîtrise d’œuvre)

Comment se déroule une contre-expertise ?

Étape 1 : Vous constatez un désaccord

Vous recevez le rapport de l’expert d’assurance ou la proposition d’indemnisation. Vous estimez que c’est insuffisant. Ne signez rien, n’acceptez rien.

Étape 2 : Vous contactez un expert indépendant

Choisissez un expert en bâtiment indépendant, spécialisé dans le type de sinistre concerné. Critères de choix :

  • Indépendance totale vis-à-vis de l’assurance
  • Qualification : ingénieur en bâtiment, expérience en sinistres
  • Connaissance des procédures d’assurance : votre expert doit maîtriser le jargon et les tactiques des assureurs
  • Références : demandez des cas similaires traités

Étape 3 : L’inspection contradictoire

Votre expert inspecte le bien en détail :

  • Relevé complet des désordres
  • Mesures précises (fissuromètre, hygromètre, niveau laser)
  • Analyse des causes
  • Documentation photographique exhaustive
  • Si nécessaire : sondages, carottages, thermographie

Étape 4 : Le rapport de contre-expertise

Votre expert produit un rapport détaillé qui :

  • Décrit chaque dommage avec précision
  • Conteste point par point les conclusions de l’expert d’assurance
  • Établit un chiffrage réaliste des réparations
  • Justifie techniquement chaque poste
  • Inclut des devis d’entreprises qualifiées

Étape 5 : La négociation

Votre expert adresse son rapport à l’assureur et engage une négociation technique : réunion contradictoire avec l’expert d’assurance, discussion poste par poste, recherche d’un accord.

Étape 6 : L’accord ou la tierce expertise

Si accord : L’assureur réévalue l’indemnisation. Fin de la procédure.

Si désaccord persistant : Activation de la clause de tierce expertise du contrat. Un troisième expert tranche.

Combien coûte une contre-expertise ?

Les tarifs en 2026

  • Dégât des eaux simple : 500 – 1 000 €
  • Dégât des eaux complexe : 1 000 – 2 000 €
  • Fissures / Sécheresse : 1 500 – 3 000 €
  • Sinistre décennal : 2 000 – 4 000 €
  • Incendie : 1 500 – 5 000 €

Qui paie la contre-expertise ?

Vous. La contre-expertise est à votre charge. Cependant :

  • Votre assurance protection juridique peut couvrir tout ou partie des frais
  • En cas de tierce expertise, les frais du tiers expert sont généralement partagés
  • Si vous obtenez gain de cause, les frais peuvent être récupérés sur l’indemnisation complémentaire

Le retour sur investissement

La contre-expertise est presque toujours rentable. Exemple typique :

  • Indemnisation initiale proposée : 15 000 €
  • Contre-expertise : 2 000 €
  • Indemnisation après contre-expertise : 42 000 €
  • Gain net : 25 000 €

Les erreurs à éviter

1. Accepter la première offre

La première proposition est presque systématiquement en dessous de la réalité. Ne signez jamais le PV d’expertise ou le chèque d’indemnisation sans avoir pris le temps de vérifier.

2. Attendre trop longtemps

Plus vous tardez, plus les preuves se dégradent. Les traces d’humidité sèchent, les fissures sont masquées par des réparations temporaires, les témoins oublient.

3. Faire les réparations avant la contre-expertise

Si vous réparez les dommages avant que votre expert ne les ait constatés, vous détruisez les preuves. Conservez l’état des lieux en l’état, sauf urgence (mise hors d’eau).

4. Choisir un expert non spécialisé

Un expert généraliste ou un artisan n’a pas la même crédibilité qu’un ingénieur expert en bâtiment face à l’assureur. La qualification de votre expert conditionne le poids de son rapport.

5. Négocier seul avec l’assureur

Sans expertise technique, vous n’avez pas les arguments pour contester l’évaluation de l’assureur. L’expert d’assurance est un professionnel rompu à la négociation ; vous avez besoin d’un professionnel de votre côté.

La contre-expertise en cas de catastrophe naturelle sécheresse

Un cas à part

La sécheresse est responsable de plus de 50 % des sinistres sur les maisons individuelles en France. Les argiles gonflantes couvrent environ 48 % du territoire. Le nombre de déclarations de catastrophe naturelle explose.

Les tactiques des assureurs

Face à l’explosion des coûts, les assureurs multiplient les stratégies pour limiter les indemnisations :

  • Nier le lien de causalité : « les fissures ne sont pas dues à la sécheresse mais à un défaut de construction »
  • Proposer un rebouchage cosmétique au lieu d’une Reprise en sous-œuvre
  • Exiger une étude de sol à vos frais pour « confirmer » la cause
  • Invoquer le défaut d’entretien : « vous auriez dû arroser vos fondations »

Le rôle de l’expert indépendant

Face à ces tactiques, votre expert :

  • Prouve le lien entre la sécheresse et les fissures (analyse géotechnique, étude de sol, historique climatique)
  • Évalue la gravité réelle des désordres (pas seulement cosmétique)
  • Préconise les travaux adaptés (micropieux, injection de résine, drainage)
  • Chiffre les coûts réels de réparation
  • Conteste les exclusions abusives de l’assureur

Contre-expertise et expertise judiciaire : quelles différences ?

  • Initiative : Contre-expertise = vous / Judiciaire = le tribunal
  • Coût : Contre-expertise = 500 – 5 000 € / Judiciaire = 3 000 – 15 000 €
  • Durée : Contre-expertise = 1 – 3 mois / Judiciaire = 6 – 24 mois
  • Force : Contre-expertise = négociation / Judiciaire = décision de justice

Notre recommandation : Commencez toujours par une contre-expertise amiable. C’est plus rapide, moins cher, et souvent efficace. L’expertise judiciaire est le dernier recours.

Témoignages

« Mon indemnisation a été multipliée par 3 »

Sophie, propriétaire à Montpellier, sinistre sécheresse :
« L’expert de mon assurance proposait 18 000 € pour reboucher les fissures. Mon expert indépendant a démontré qu’il fallait une reprise en sous-œuvre par micropieux. Après contre-expertise, l’assurance a accepté une indemnisation de 52 000 €. »

« Sans contre-expertise, j’aurais tout perdu »

Marc, propriétaire à Bordeaux, dégât des eaux :
« L’assurance voulait classer le sinistre comme défaut d’entretien et ne rien payer. L’expert indépendant a prouvé que la fuite provenait d’un vice de construction. L’assurance a finalement pris en charge l’intégralité des réparations : 28 000 €. »

Questions fréquentes

L’assurance peut-elle refuser ma contre-expertise ?

Non. C’est votre droit contractuel et légal. L’assureur est tenu de prendre en compte votre rapport et de motiver tout désaccord.

Combien de temps prend une contre-expertise ?

De la première visite à l’accord avec l’assureur : 1 à 3 mois en moyenne. C’est bien plus rapide qu’une procédure judiciaire.

Mon assurance protection juridique couvre-t-elle les frais ?

Dans la plupart des contrats, oui. La protection juridique couvre les frais d’expertise dans la limite d’un plafond (généralement 5 000 à 15 000 €). Vérifiez vos conditions.

Peut-on faire une contre-expertise après avoir accepté l’offre ?

C’est très difficile. Si vous avez signé un accord de règlement, vous renoncez en principe à toute contestation. D’où l’importance de ne rien signer avant d’avoir pris conseil.

Mon expert peut-il m’accompagner lors de la visite de l’expert d’assurance ?

Oui, et c’est même recommandé. Votre expert peut assister à la visite, poser des questions et s’assurer que tous les dommages sont bien pris en compte.

Conclusion : ne subissez pas, faites-vous accompagner

Face à votre assurance, vous n’êtes pas démuni. La contre-expertise est un droit, et c’est souvent la seule façon d’obtenir une indemnisation juste. Retenez ces règles :

  • Ne signez jamais la première proposition sans l’avoir fait vérifier
  • Faites appel à un expert indépendant dès que vous suspectez une sous-évaluation
  • Conservez toutes les preuves (photos, courriers, rapport d’expertise)
  • Vérifiez votre protection juridique pour la prise en charge des frais

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